samedi, 21 novembre 2009
Panier percé
- "Et une petite salade verte, ça irait bien avec les cèpes, non?
- Ouais!!! Mais euh... On a encore de la salade?
- Certes non, mais le supermarché ferme à 22h. ...d'ailleurs tu pourrais en profiter pour m'acheter du tabac, tiens.
- Han! Mais je ne suis même pas sûr d'avoir assez d'argent pour la salade!!!"
Et de tendre la main, quémandeur.
Non mais il se fout de ma gueule, ou quoi. Non seulement hier il a dit "je vais faire un billard avec des copines, je te promets que je rentre juste après" et les seules nouvelles de lui ont été un coup de fil vers 1h du mat', "oh j'ai trop bu je prends le bus de nuit" et vers 2h05, "oh zut je viens de râter le bus [musique du bar à fond derrière], je prends le prochain"... et un appel ce "matin" (vers 14h) d'un pote, "alors je dois t'appeler pour dire que M. va bien, il m'a ramené mon vélo ce matin vers 6h et là il ronfle".
Ca m'échappe, quand même, comment il peut retirer cent cinquante euros en une semaine et ne pas avoir assez pour acheter une salade...
19:46 Publié dans Alea circulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 12 mai 2009
Il me saoûle.
Il arrive toujours un moment de la journée où M. engendre en moi une furieuse envie de m'abrutir dans l'alcool. Décadent ; prendre une bouteille de vodka, ou de whisky bon marché, et boire au goulot de longues rasades dépitées.
Aujourd'hui, il rentre tout juste, passe en coup de vent et faisant frémir la porte sur ses gonds, vient m'embrasser "je ne reste pas hein", et moi de lui montrer néanmoins fièrement mon beau diplôme fraîchement traduit, "ouais mais je vais à l'entraînement là". Ah.
Je le suis pourtant avec mes dernières trouvailles, deux cadres jumeaux dans lesquels s'exposent une portée d'amanites tue-mouches vertes ainsi que l'hippopotame N. sur fond de givre:
"- Regarde regarde, c'est beau hein???
- Hey t'aurais pas 5€ pour moi? Après l'entraînement on a une réunion!"
Genre. Il s'est fait RECRUTER par un club de volley en tant qu'entraîneur, y a monté une équipe, ne touche pas un cent pour ses 2 fois 2h par semaine, et depuis un mois qu'ils ont commencé il a des réunions après chaque entraînement. faudrait pas me prendre pour une poire non plus.
"bah non, et puis je t'ai déjà donné 150€ mercredi dernier et tu m'as dit que tu me rembourserai le lendemain, et tu sais bien que je collectionne les billets de 50€ pour pouvoir m'acheter des chaussures. Bon alros tu me les rends quand les 150€?"
(mine de rien, ça fait mille francs quand même)
"- oui mais maman n'est pas venue travailler aujourd'hui. Alleeeez vas-y, prête-moi de l'argent quoi, si on va boire un coup!
- ...ben t'as qu'à emprunter à tes copains!
- !!!oui mais après faut que je rembourse!
- ..."
....et Monsieur part, mortellement blessé par mon intransigeance, attrape rageusement une caisse de bière vide pour la consigne, et s'enfuit sans plus m'adresser la parole.
Vite, de l'alcool!!!!
18:17 Publié dans Alea circulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 14 mars 2008
Baume
Quelle jeune fille languissante ne serait pas sensible à ces mots doux: "Le ciel est nuageux, il pleut, et pourtant d'une façon ou d'une autre le soleil brille aujourd'hui :D " et puis "bizarrement j'ai comme une furieuse envie de t'embrasser tendrement".
Faut-il pour éclairer la situation parler d'une soirée fort tranquille, des heures et des heures de blabla, et puis tout qui part en vrille, d'un coup ses bras puissants, l'impression d'être légère et désirée comme je ne l'ai été depuis bien longtemps, la douceur de ses mains et ses caresses auxquelles je me suis fait un absurde devoir moral de ne pas répondre?
...NB: cela sonne mieux dans la langue de Goethe: "Der Himmel ist bewölkt, es regnet, aber trotzdem scheint heut irgendwie die Sonne (...) komischerweise hätt ich grad grosse lust dich zärtlich zu küssen"
...moi je veux bien croire tout ce qu'on me dit... Ah je sais bien que les mecs sont des beaux parleurs qui ne reculent devant aucun mensonge pour amener les filles dans leur lit, mais quand même... Je me demande bien ce que je fais avec celui qui ne me voit plus et qui ne me fait jamais de compliments physiques et ne parle jamais en termes crûs de ses envies...
15:56 Publié dans La vita e bella | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


